lundi 15 juillet 2013

La Tamalera

De la "haute cuisine de rue mexicaine", rien de moins. C'est ce qu'annonce la Tamalera, petit resto du Mile-End ouvert depuis environ 3 mois, et c'est vraiment ce qu'on y retrouve : des saveurs sud-américaines délicieuses, dans un décor coloré et accueillant; bref, de quoi être comblé.

En bas à gauche : le magnifique plafond des toilettes !
J'ai d'abord voulu goûter une boisson, et j'ai décidé de tester la horchata, une sorte de boisson de riz, délicieuse au début, mais qui semble devenir douceâtre lors des gorgées suivantes. J'ai d'abord adoré puis je n'ai pas pu la finir. Bref, je suis divisée sur ce que je pense de ce breuvage... J'ai ensuite opté pour un tamale au fromage, qui m'a rappelé mon voyage en Équateur.. délicieux !


Comme j'aime l'hibiscus, j'ai ensuite opté pour les tacos aux fleurs d'hibiscus; ceux-ci arrivent, au nombre de 3, avec un petit pot de haricots rouges; ils sont garnis généreusement de verdures et fromage, et vous pouvez en contrôler le niveau du goût épicé en ajoutant de la sauce (petit pot de sauce verte sur la photo). En ce qui me concerne, quelques micro-gouttes ont été suffisantes...


Les fleurs d'hibiscus ont été marinées et ne présentent pas leur astringence habituelle, mais plutôt un léger goût sucré. Voici une vue de l'intérieur des tacos :


On peut compléter la visite en magasinant dans le petit coin-épicerie au fond; je me suis laissée tenter par une tablette de chocolat noir mexicaine, réalisée à partir de fèves de Criollo :


Prix : plats 8 - 12 $ avant taxes et pourboire. La Tamalera propose aussi des brunchs !


jeudi 11 juillet 2013

Pétoncles à l'hibiscus

J'adore les pétoncles; quand il y en a sur le menu d'un restaurant, je suis souvent tentée d'en commander, avant même d'avoir fait le tour des plats proposés. Je croyais qu'enceinte, il était fortement déconseillé d'en manger, à moins de les cuire tellement qu'ils en deviennent caoutchouteux. Puis j'ai appris que si on fait très bien griller la surface, là où se concentrent les bactéries potentiellement dangereuses, les pétoncles ne présentent pas de risque.


J'ai été séduite par une recette aux poires et à l'hibiscus; je l'ai adaptée pour en faire une recette pour une seule personne (très gourmande). Vous avez besoin de :
- 3 gros pétoncles frais
- ½ tasse de vin blanc
- quelques fleurs d’hibiscus séchées
- un dé de gingembre frais
- 1 poire bien mûre.


Dans une casserole, faire chauffer le vin (sauf 2 cuillerées à soupe) avec les fleurs d'hibiscus et le gingembre coupé en petits dés grossiers; pendant ce temps, épluchez la poire et coupez-la en lamelles. Faites-la rissoler dans du beurre, puis réservez au chaud. Ajoutez le reste de vin pour déglacer la poêle et transférez ce sirop dans le vin à l'hibiscus pour l'épaissir; celui-ci devrait encore être en train de réduire doucement (sans le sucre de la poire, ma sauce à l'hibiscus ne parvenait pas à épaissir).

Déposez vos pétoncles sur de l'essuie-tout, une face après l'autre, et appuyez légèrement pour éponger. Salez et poivrez la 2ème face, essuyez la poêle, remettez du beurre, et faites dorer vos pétoncles; la cuisson de la deuxième face sera plus courte. Vous pouvez les tâter de temps en temps et surveiller ainsi qu'ils sont encore tendres; au final, cela ne prend que quelques minutes pour les 2 faces.


Déposez les poires au fond de l'assiette, disposez les pétoncles dessus, et faites couler la sauce à l'hibiscus à travers un tamis. Vous pouvez ajouter encore un tour de moulin à poivre et une pincée de fleur de sel.
Savourez !

lundi 8 juillet 2013

Balade sur les toits

Le cœur des sciences organise régulièrement des balades, rencontres, projections de films, afin de développer la culture scientifiques. Ainsi, j'avais déjà pu participer au cours d'une autre année à une balade sur le thème des jardins urbains dans Villeray -initiatives privées ou jardins communautaires de la ville, on avait fait le tour de quelques systèmes différents, que ce soit au niveau de la taille du projet ou la méthode -en jardin ou hors terre. Jeudi passé je suis allée pour faire le tour de 3 jardins sur les toits dans le Centre-Ville -si cela vous intéresse, les places restantes sont rares.


On a débuté à la Maison du Développement Durable; n'y étant encore jamais entrée, je ne connaissais pas son impressionnant mur végétal de 400 pieds carrés ! La Maison a également un toit vert, de type extensif : il n'est pas là pour produire quoi que ce soit, mais pour ses qualités au niveau de l'isolation et la rétention des eaux de pluie qui évite de surcharger les systèmes d'égout lors d'un orage.


Au Palais des Congrès, le potager présente en tout 5 façons différentes de créer un toit vert; par exemple, il y a les Smart Pots. Constitués d'une toile qui permet aux racines de respirer, ils m'ont donné de belles tomates l'an passé :


Également, les bacs proposés par Alternatives possèdent une réserve d'eau, qui simplifie l'entretien : aucun stress quand vous vous absentez durant le week-end...


Un peu plus loin sur le toit, il y a également des ruches ! Celles-ci sont loin des jardins, et préférablement à regarder à travers la vitre, au cas où certains auraient des allergies au venin d'abeille :


Pour finir, petite balade dans le jardin de l'hôtel Hilton, habituellement réservé aux clients. Inspiré de la rivière Bonaventure (eau peu profonde, rochers visibles), il comprend quelques petites cascades, des poissons et des canards, et de la végétation locale. Très différent des autres toits visités préalablement, celui-ci est extrêmement lourd : plusieurs pieds de terre permettent d'y faire pousser des arbres !


Près du restaurant, un potager s'épanouit, présentant des aubergines mûres et des tomates prometteuses :

 
Ceci n'est qu'un bref aperçu de ce qu'on a visité, les animateurs vous fournissant une foule d'infos intéressantes sur un tas d'aspects touchant aux toits verts tout au cours de la balade. Même si vous ne planifiez pas d'en créer un, vous trouverez cela enrichissant !

jeudi 4 juillet 2013

Pain doré brioche-banane

Un jour on m'a demandé : "aimes-tu les toasts français ? Sûrement, parce que tu es française !"
On va passer outre la deuxième phrase, que je trouve profondément bizarre (j'ai eu la même question à propos du Paris-pâté... et je commenterai ça encore moins); la personne qui me posait la question était anglophone, j'ai ainsi appris que le pain doré, qu'on appelle pain perdu en France, s'appelle French toast dans la langue de Shakespeare.


Pour répondre à la question, étonnamment je n'en avais jamais mangé. Depuis, j'ai pallié cette lacune à de nombreuses reprises, jusqu'à en cuisiner des versions sucrées et salées, recouvertes de toutes sortes de choses. La dernière en date est à base de brioche; je vais passer outre la réalisation de la brioche, qui ne m'a pas pleinement satisfaite -je testerai d'autres recettes avant d'en mettre une éventuellement ici. Au passage, je me suis souvenue avoir testé une bonne recette il y a quelques années; après en avoir fait 2 ou 3 en une semaine, et avoir additionné tout le beurre et les œufs que ça avait requis, j'ai eu un peu peur et j'ai arrêté. Dieu que c'est bon, mais c'est là tout le problème de la présence de beurre : gage incontestable d'un résultat délicieux, elle doit cependant inciter à la modération.


Pour mon déjeuner de pain doré brioché, je me suis inspirée d'une recette absolument décadente, consistant à en empiler deux avec tout un tas de trucs délicieux. J'ai opté pour des bananes revenues dans du beurre, des fraises, quelques noix, du caramel salé et du yaourt. Pour le caramel, j'ai bêtement suivi la recette de Ricardo, que j'ai trouvée assez "fool-proof". Par contre, ajoutez la fleur de sel une fois que le caramel est froid; en effet, l'intérêt de la fleur de sel est la largeur de ses cristaux. Si vous l'ajoutez dans un caramel chaud, elle fondra complètement : autant utiliser du sel de cuisine, qui donnera le même goût à un coût moindre.


Commencez par préparer tous les accompagnements : faites le caramel, préparez un petit bol de noix, tranchez vos fraises; pour le yaourt, j'ai choisi d'y ajouter miel et extrait de vanille. Ensuite, tranchez les bananes et faites-les rissoler dans du beurre. Coupez votre brioche, et préparez l'appareil. Pour 2 personnes : 2 œufs, 1/2 tasse de lait, une pincée de sucre (ou du sirop d'érable), quelques cuillerées de crème épaisse, et des épices au choix (j'ai opté pour une pincée de muscade). Trempez-y vos tranches de brioche, retirez les bananes de la poêle et remplacez-les par la brioche.


Laissez cuire doucement jusqu'à ce que les pains dorés soient blonds-bruns. L'empilage peut alors commencer. En ce qui concerne les noix, je les ai mises seulement à la deuxième couche; et là, j'ai alors aussi eu l'idée d'ajouter des copeaux de chocolat.


À noter également, j'ai pris du yaourt maigre au lieu du mascarpone conseillé dans la recette initiale; je vous incite à l'écouter plutôt elle, parce que la texture sera plus agréable. Après tout, c'était prévu dès le début que ça ne serait pas un plat faible en calories, pourquoi donc tricher ? Vive le mascarpone ou la crème épaisse !


Au final c'est un déjeuner très copieux que je ne servirais pas tous les week-ends, mais qui fait partie de ces petits plaisirs coupables dont on se souvient avec délectation... et qu'on refera quand même, de temps en temps...


mardi 2 juillet 2013

Balades et bouffes à Genève : Plainpalais et les Grottes

Plainpalais est un quartier de Genève situé entre le Rhône et l'Arve; la Jonction en est un sous-quartier et, vous l'aurez deviné, se termine en pointe là où l'Arve se jette dans le Rhône. Ce dernier, bleu et froid, s'écoule du lac, tandis que l'Arve le rejoint plus chaude et boueuse; il en résulte une délimitation marquée à l'endroit de leur rencontre. Les deux cours d'eau ne se mêlent réellement qu'un peu plus en aval.


La seule adresse bouffe que j'ai testée dans ce quartier est le café "Les Recyclables". Celui-ci est une librairie à laquelle on peut confier ses livres en échange d'un bon à utiliser au café ou pour acheter un autre livre-ou d'argent liquide, mais pour une somme moins élevée. Ce principe incite donc à réinvestir sur place plutôt que d'aller dépenser ailleurs; ils appellent ça le "recyclage culturel".


J'y ai juste un peu flâné en lisant un bouquin et en sirotant un jus d’orange frais pressé sur une des confortables banquettes. La salle a des couleurs toniques, et on imagine facilement l'ambiance les soirs de concert -car, oui, les Recyclables accueillent de petits concerts avec entrée libre.


Il y a également une terrasse, cependant la rue est plutôt passante; en outre, elle est peu large, ce qui bloque pas mal le soleil. Néanmoins, j'ai adoré découvrir enfin cet endroit devant lequel j'étais passée tant de fois; à revisiter pour tester leurs gâteaux !


À environ un coin de rue de là se trouve une fabrique artisanale de mozzarella : Casa Mozzarella. Je croyais qu'ils vendaient des salades ou des sandwiches, mais non, il s'agit uniquement de mozzarella à emporter. Comme j'avais encore à faire avant de rentrer, je n'ai pas vraiment pu en acheter (on ne promène pas un fromage frais plusieurs heures dans son sac à main).


Néanmoins, j'aime le fait qu'on ait vu sur la salle de fabrication; également, si vous êtes chanceux, ils auront aussi des cannoli à vous proposer.

Au centre de Plainpalais s'étend une grande place en forme de losange qui s'appelle la plaine de Plainpalais. C'est un espace très polyvalent qui sert à un tas de choses... par exemple, durant la coupe du monde de football en 2006, un écran géant diffusait les matchs. On pouvait emmener ses sièges et ses boissons et passer du bon temps avec ses amis, entourés d'un tas d'autres gens d'un paquet de nationalités différentes. Également, une brocante a lieu régulièrement -je n'en ai toujours pas compris les horaires d'ailleurs.


Les stands sont très hétéroclites, allant des livres jusqu'aux antiquités, ainsi que quelques autres qui n'ont pas rapport : boucles d'oreilles fait maison, vêtements neufs de basse qualité...


Personnellement, je me cherchais un vieux moulin à café (ou deux, si les modèles avaient été radicalement différents). J'ai fini par en trouver un pas trop abîmé, que j'ai marchandé à 23 CHF -le vendeur annonçait 25 à 30, mais je n'avais réellement que 23 francs et des poussières sur moi, j'ai vidé mon portefeuille devant lui.


Ci-dessus le stand le plus incroyable; entre le casque de scaphandre et les vieilles radios qui marchaient parfaitement, le vendeur avait peu d'objets à proposer, mais d'une qualité incroyable ! Attention, il est strictement interdit de toucher :P

Pour finir sur Plainpalais, j'aime aussi me balader au bord du Rhône; notamment, je trouve le bâtiment des forces motrices vraiment beau -je le photographie lors de chaque visite.

BFM - façade Est
Désormais reconverti (depuis 1997) en salle de spectacles et d'événements, la fonction initiale du BFM était liée à la distribution d'eau et la production d'énergie via l'eau sous pression, et également à la régulation du niveau du lac. C'est à lui qu'on doit la création du Jet d'eau -qui, lui, est désormais au bord du Lac, plus en amont : une vanne permettait d"évacuer les surpressions dangereuses, et l'eau en sortait sous forme de jet.
Le Jet d'eau - au premier plan, le pont du Mont-Blanc
Je n'ai jamais eu l'occasion de voir l'intérieur -quoique c'est une idée à retenir d'aller voir n'importe quel spectacle qui y jouerait à ma prochaine visite. Le site du BFM permet des visites virtuelles panoramiques (j'aime particulièrement la vue du foyer, où on peut voir de l'ancienne machinerie). J'adore le style du bâtiment, qui a été conçu avec art malgré son utilisation destinée à être purement industrielle.

BFM - Façade Sud
J'ai aussi traîné dans le quartier des Grottes, derrière la gare, côté Rive Droite; j'y ai pris un brunch des plus sympathiques au resto/salon de thé "Chez Quartier".


Le principe du brunch est simple, tu tentes de te trouver une place, le personnel prend ta commande de boissons, puis te te sers comme tu veux. Au moment de payer, c'est à toi de te souvenir de ce que tu as mangé, sans tricher !

Il y a un grand choix de viennoiseries, tartes, quiches, mini-baguettes et mini-sandwichs. Ça donne envie de tout essayer ! J'ai accompagné ça de jus d'orange fraîchement pressé et d'un café au lait.


L'endroit est petit, mais rudement joli et convivial, et la bouffe est bonne.


Bref, le personnel mérite son pourboire !


En descendant la rue pour aller au bord du Rhône, on croise le temple de St-Gervais, dont j'aime la fontaine avec tous les seaux alignés. On dirait qu'à tout moment, les pompiers peuvent surgir pour faire une chaîne de seaux d'eau. Du moins, c'est l'image que j'ai dans ma tête quand je vois la rangée de seaux. Au passage, Genève possède de très nombreuses fontaines et points d'eau potable. Le voyageur assoiffé pourra facilement remplir sa gourde plusieurs fois à travers la ville.


Pour finir, une photo qui n'avait pas sa place dans aucun billet, la chaise d'Amnesty International face à l'ONU, plus au nord de la ville. Le pied cassé symbolise les amputations des victimes de guerre à cause des mines antipersonnel. Au passage, n'hésitez pas à visiter l'ONU -une visite guidée très intéressante.


Je vous laisse avec quelques autres photos de Genève qui, elles, datent de mon passage précédent, en 2010.