lundi 26 octobre 2015

Le Mousso

Quand on est allés au Mousso, on a eu une place au bar; le serveur/barman nous a demandé comment on avait entendu parler du restaurant et, honnêtement, je ne m'en souvenais pas, parce que je suis pas mal de blogues de bouffe. Par contre, évidemment, je me souvenais que le compte Instagram du chef m'a fait complètement baver. À tel point que même si j'avais une liste de restos à essayer dont certains attendent depuis plus de 2 ans, j'ai préféré aller là dès qu'on eu l'occasion de faire garder notre petit pour une soirée. Par contre, j'en ai oublié ma caméra; vous avez donc ici des photos réalisées par un Samsung S4.


Le concept ? Un menu unique de 7 services; bref, toute la salle (qui ne compte qu'une trentaine de places) mange la même chose -sauf si vous avez des restrictions alimentaires. Une entrée additionnelle est proposée, mais dans le doute on a préférer décliner, même si on se doutait que les portions de chaque service étaient petites. On a débuté par un plat mettant en vedette le fenouil; sur un morceau de truite fumée au foin est posé un potage au céleri passé au siphon. Par-dessus, le foin ayant servi à fumer la truite a été brûlé et réduit en poudre. Quelques œufs de poisson se sont aussi glissés sous la mousse de céleri. Le résultat ? Étonnant. Le céleri est discret, mais bien là; juste assez dosé pour laisser la place à la truite délicate. Quant au foin, il ajoute un petit goût intéressant -et quelques petits morceaux qui n'ont pas été réduits en poudre ajoutent du croquant à l'ensemble.


Faites place ensuite à la carotte. Celle-ci est confite, servie aussi bien cuite que déshydratée, et servie avec du lait de chèvre caillé et des morceaux d'un petit gâteau d'inspiration indienne, donc épicé -au sens le plus large du terme, c'est-à-dire que ce n'est pas particulièrement piquant mais plutôt réalisé avec un beau mélange de cannelle, cardamome et autres... Le mariage de saveurs et textures est très réussi !


Petite pause; on nous propose un plat qui n'est pas au menu, soit un pain à la betterave, accompagné de beurre et carvi. On se laisse tenter... la mie est riche et délicieuse (le serveur nous a indiqué qu'il y avait du beurre et des œufs dans la pâte) et surtout, ce plat m'a permis de redécouvrir le carvi -son arôme complexe m'a laissé un goût délicieux sur les papilles.


Arrive alors le poireau; on s'attendait bêtement à ce qu'il soit chaud, et on a trouvé que le plat aurait été meilleur si ça avait été le cas. Celui-ci est donc servi froid, et légèrement brûlé, avec des moules cachées sous une écume faite à partir de leur propre jus, et un crumble de beurre noisette. J'ai systématiquement goûté chacun des éléments du plat, et le crumble m'a surprise (ça colle terriblement aux dents !) mais le tout fonctionne mieux si on les combine sur sa fourchette. Cependant, des 7 services, celui-ci m'a peu impressionnée.


Les champignons sont alors arrivés; tranchés très minces, ils sont servis sur un mélange de céréales cuites (orge, blé et seigle). Un jaune d’œuf de pintade confit a été râpé par-dessus, et une sauce épaisse accompagne le tout. Mais la star du plat, c'est un beau morceau de morue, fondant, caché entre les céréales et les champignons. Si les plats précédents étaient généralement étonnants et intéressants, celui-ci était le premier que je pourrais qualifier de "comfort food". Superbement goûteux et réconfortant; j'en aurais demandé une autre portion !

image tirée de la page Facebook du Mousso
Avant de passer aux autres services, voici le chef responsable de tout ça : Antonin Mousseau-Rivard. Son grand-père, Jean-Paul Mousseau, était peintre, et a notamment réalisé le tableau devant lequel Antonin pose sur la photo ci-haut, ainsi que certaines œuvres dans le métro de Montréal. Pour en savoir plus sur Antonin, Élise Tastet a écrit un beau portrait de lui.


De retour au repas, on a ensuite eu droit à un tartare d'agneau; une viande que je n'avais jamais goûtée crue et qui était vraiment délicieuse ainsi préparée. Des petits morceaux de bacon d'agneau y sont mêlés, permettant ainsi de renforcer la saveur. Par-dessus sont parsemés des petits pois frais et séchés et une "chiée d'herbes" : un mélange de tout plein d'herbes québécoises aux noms obscurs, merveilleusement goûteuses. On les a grignotées une à une pour mieux les savourer et apprécier leurs différences : certaines plus acides, florales, épicées... Seul bémol, les petits pois séchés étaient un peu élastiques. Un bon cheddar de chèvre râpé complétait l'ensemble.


Autre comfort food : le bœuf. Un beau morceau, cuit 72 heures, servi avec de l'oignon légèrement croquant dans lequel est déposée la sauce, de la crème sure et de la poudre de cette même crème sure déshydratée. Ma pièce de bœuf comportait juste assez de gras pour qu'il puisse être mangé dans la même bouchée qu'un peu de viande; légèrement grillé et fondant, il m'a rappelé le gras goûteux de pork buns de Momofuku.
Encore un petit bémol, si mon morceau était absolument parfait, celui de mon chum comportait beaucoup trop de gras, ce qui était désagréable en bouche.


On arrive déjà au dessert (bin oui, ça passe vite finalement!) : une crème glacée au babeurre, accompagnée de pommes (ou de poires?...excusez mon oubli), de pousses d’oseille et de meringue au poivre. On a fait l'erreur (encore!) de croquer la meringue tout seule. C'est atroce : la quantité de poivre est phénoménale. Par contre, combinée avec la crème glacée (voluptueuse, une vraie tuerie) le mélange est parfait et le poivre juste assez présent. Là aussi, j'en aurais repris une portion.


La cuisine est au sous-sol, on peut donc espionner l'équipe en allant aux toilettes; si vous voyez un barbu avec une casquette colorée, c'est le chef (non visible sur ma photo). J'en ai profité pour lui faire un petit signe de tête avant de remonter dans la salle. Le service tirait à sa fin donc j'aurais probablement pu aller échanger quelques phrases avec lui, mais j'aurais parue groupie à juste insister à quel point le menu était étonnant (quoique j'aurais pu parler de mes petits "bémols" sur certains plats).


La salle est simple et lumineuse, avec des murs de brique peinte en blanc. Le niveau sonore est confortable, et si vous êtes installés au bar, vous pourrez jaser avec le barman, visiblement passionné et ayant goûté à chaque plat. Bref, je suis absolument ravie de mon expérience au Mousso !

Prix : 50 à 60 $ / 7 services (suivant le jour où vous y allez) avant taxes et service. Avec un verre de vin chacun et un café pour deux, ainsi que le plat additionnel de pain à la betterave, on a fini par payer 188 $, pourboire inclus.

vendredi 16 octobre 2015

Café Dispatch

Il y a quelques semaines, je suis allée luncher au café Dispatch, dans le Mile-Ex (le soleil éclatant qu'il faisait ce jour-là vous permettait de deviner anyway que c'était pas des photos très récentes). Celui-ci se situe en fait juste à côté du Manitoba (qui a des parasols rouges sur sa terrasse).


Si je suis allée au Dispatch, c'est avant tout pour goûter leur café, surtout que je n'ai jamais eu (pris) l’occasion d'aller les visiter dans leur camion, souvent présent aux événements où les foodtrucks montréalais participent. Ils torréfient leurs grains eux-mêmes dans ce même local où on peut s'asseoir pour boire son café ou grignoter. On s'attend donc à ce qu'ils l'extraient ensuite avec un amour infini.


Je n'ai pas fait attention à quelle origine de grain était proposée ce jour-là; une chose est sûre, il m'a beaucoup plu, parfumé et subtil, et le latte très réussi avec une mousse douce et onctueuse mais pas trop ferme.


Je me suis laissée tenter par des tartines à l'avocat sur un pain de seigle au carvi, avec un extra de fromage de chèvre. Les toasts sont absolument énormes ! J'en ai pris deux; avec un petit biscuit en plus, ça a été suffisant comme lunch.


Le seul désavantage à aller boire son café sur place, c'est le bruit des machines à l'arrière, car le local est en open space. Pour un petit lunch rapide, pas de problème, mais on n'y va pas pour discuter tranquillement avec des amis (à moins d'aller sur la terrasse).


Le café Dispatch s'est notamment fait connaître pour son café infusé à froid. Ça mérite donc d'autres visites... Ils ont également un kiosque sur le campus de McGill. Personnellement, je recommande chaudement d'y aller :)


mardi 29 septembre 2015

Le café Sfouf

Situé près du métro Beaudry, ce café, ouvert depuis environ un an, est lumineux, propose de la bonne bouffe, et est kid-friendly. Voilà, tout est dit.


L'endroit tire son nom d'un petit gâteau libanais à base de semoule de blé, dont la coloration jaune très vive provient de l'utilisation de curcuma dans la recette. Comme j'y suis allée avec mon ptit gars, j'en ai deux, mais il n'en a pas voulu (il préfère les Cheerios). Le café est excellent -le Sfouf propose d'ailleurs le Indie Coffee Passport.


Le café est très convivial, surtout pour les parents : il possède un petit coin avec beaucoup de jouets variés; cet espace jeux est délimité par une étagère basse, ce qui permet de "confiner" un peu les enfants qui marchent à 4 pattes et permet d'éviter qu'ils se fassent bousculer (parce qu'il faut avouer qu'ils ne sont pas très visibles, sauf s'ils ont la bonne idée d'être bruyants). Plusieurs chaises hautes sont également à disposition.


Le café fait également partie de la Route du lait; celle-ci regroupe les endroits qui invitent les mamans qui ont besoin d'allaiter à venir s'asseoir sans obligation d'achat. Chaise berçante et verre d'eau offerts !


Côté bouffe, le Sfouf fait surtout dans les tartines; j'ai choisi celle au labneh, zaatar et menthe, en partie parce que j'en avais entendu parler mais bon aussi parce que j'adore le labneh et que le zaatar goûte... le ciel. Le résultat? OH MY GOD. Une combinaison de rêve. Vraiment, je vous le conseille ! En plus, les propriétaires s'approvisionnent le plus possible auprès de commerces locaux; par exemple le pain provient de la boulangerie Pain à Tartine, au Marché Saint-Jacques. 


En plus, la décoration est magnifique (regardez ce beau comptoir, la guirlande de tranches d'orange séchées, la multitude de plantes vertes, ...) Un gros coup de cœur pour ce café !!


mercredi 16 septembre 2015

Des Legos en chocolat

J'aime le chocolat, surtout pour le manger évidemment, mais pourquoi ne pas jouer avec avant ? L'artiste japonais Akihiro Mizuuchi vous propose des briques Lego en chocolat, noir, blanc, au lait, ou même de couleur.



Sur son site, l'artiste n'hésite pas à partager des photos du procédé, dont les ratés comme ceux ci-dessous. Une chose est sûre, il a dû utiliser pas mal de kilos de chocolat avant de parvenir à avoir une bonne quantité de belles briques, qu'il a pu ensuite assembler comme il avait envie.



Il s'agit plus d'un projet d'artiste, donc ces Legos ne sont pas commercialisés; mais, qui sait ? Peut-être votre chocolatier préféré pourrait s'y mettre aussi -allez donc lui souffler l'idée, et prévenez-moi s'il s'y met...


mardi 1 septembre 2015

Trois cafés chouettes à Genève

3 années de suite, je suis retournée en Europe. En 2013, c'était pour montrer mon joli bedon de femme enceinte (et parce que ça faisait déjà 3 ans), et en 2014 pour montrer mon doux bébé. Je pensais faire une nouvelle pause de 3 ans mais voilà : ma sœur a décidé de se marier. Donc nouveau voyage cette année, avec atterrissage à Genève.


J'en ai -évidemment- profité pour essayer de nouveaux endroits. J'ai fait mes repérages préalables et je suis notamment allée visiter le Birdie Food and Coffee.


Ouvert depuis octobre 2014, il s'agit complètement d'un café de style 3ème vague qu'on trouve tant à Montréal (et seulement le 2ème du genre à Genève) : amour du bon café, choix scrupuleux du grain, connaissances poussées sur la torréfaction et l'extraction, ...


Quelques sandwiches et petits gâteaux sont également proposés; j'y suis allée en semaine, l'ambiance était tranquille et sympathique. J'ai pu discuter avec la proprio tandis que mon bébé dormait.


Situé dans une rue tranquille, c'est un endroit idéal pour lire ou même travailler, sur une des petites tables dehors ou sur le bar en bordure de vitrine. Je suis restée trop peu de temps à Genève pour pouvoir y aller une seconde fois, mais c'est un coup de cœur !


Également, surpris par une averse alors que je passais près du Ou bien encore, on est allés s'y blottir une petite heure. En fait, il est situé presque littéralement en face du Birdie.


Je me suis gâtée avec un cappuccino et un gâteau au chocolat absolument divin -j'aurais dû leur demander leur secret. Il était très fondant et fort en chocolat -un délice !
Pendant ce temps, mon bébé lisait tranquillement sur la banquette qui longe la vitre.


Le restaurant offre une carte complète le midi et le soir, et tout plein de produits sympathiques. J'ai notamment acheté un kit pour faire un risotto aux champignons, avec un mélange d'épices et mangue, où littéralement tout est inclus; il n'y a qu'un peu d'eau à ajouter.



J'ai également testé le Coup de girafe, que je voulais déjà testé l'an passé mais qui était fermé à ce moment-là. L'endroit est truffé de pièces de brocante (objets, meubles...), ce qui donne un beau cachet aux lieux.


J'ai essayé la tartine chèvre et figues, servie avec une petite salade. C'était très copieux, et je n'ai pas eu de place pour un dessert ! On s'était installés sur un canapé; pendant que je mangeais, mon petit garçon lisait un magazine.


J'ai conclu de ces expériences qu'un endroit qui n'est pas fait à la base pour les enfants, mais qui a un canapé, peut être classé dans les établissements kid-friendly.


L'endroit offre le brunch le dimanche, et a une belle terrasse; la rue n'est pas très passante, ce qui est agréable.


Trois adresses sympathiques, à revisiter lors d'un prochain séjour !

lundi 17 août 2015

Des plats en bonbons

Jessica Garber adore les bonbons. Et la bouffe en général. Elle a combiné ces 2 passions en une en créant des plats qui semblent être des classiques de la cuisine salée... mais à partir de bonbons ! La méprise est totale pour la plupart des plats.


Quand on parcourt son site Web (ou son compte Instagram), on se surprend à avoir faim -et à constater à quel point la variété de bonbons disponibles est impressionnante, laissant vraiment libre cours à son imagination.


Si vous craquez pour une de ses créations, vous pouvez contacter l'artiste, basée à New York, pour en commander un tirage. Comme elle l'explique sur son site, il y a à la fois quelque chose de joyeux avec les bonbons, et de nostalgique en même temps. 


Un beau travail vraiment intéressant qui peut mener à une introspection sur ce qu'on mange nous-même quotidiennement ou encore comment notre propre alimentation a évolué depuis qu'on était enfants... ou bien cela va juste vous donner une grosse envie de bonbons, et c'est correct aussi ! ;)

mercredi 5 août 2015

Gâteau brownies-mousse au beurre de cacahouètes-ganache

Une journée seule à la maison où je m'ennuyais (j'ai moi-même de la peine à croire que ça arrive parfois), je suis tombée sur une recette absolument folle. Dès que je l'ai vue, je me suis dit que je DEVAIS la reproduire. Il y a quand même "killer" dans le titre, ça vous dit tout... Je n'y ai pas changé grand-chose alors je me sens un peu plagiaire. Sauf que je donne ma source, que j'ai fait des changements mineurs (genre... moins de sucre) et comme j'ai quelques amis un peu nuls en anglais, je me dis que je fais aussi une bonne action en vous traduisant la recette... et en vous montrant les photos de mon propre exemplaire du gâteau. Celui-ci a tout de même duré 48 heures avant que disparaisse la dernière miette.

On commence par faire la couche du dessous, soit le brownies, avec les ingrédients suivants :
4 onces de chocolat noir (100 g)
1 stick de beurre (113 g)
2 œufs
1-2 cuillerées d'extrait de vanille
3/4 tasse de sucre brun (150 g)
1/2 tasse de farine (62 g)
Préchauffez le four à 350°. Faites fondre le chocolat et le beurre; ajoutez ensuite les œufs, puis la vanille et le sucre. Ajoutez la farine en mélangeant brièvement. Versez la pâte dans un moule de 9 pouces et faites cuire environ 25 min. Démoulez et laissez refroidir sur une grille.


Pour la mousse, battez 3/4 de tasse de beurre de cacahouètes crémeux avec 4 onces (112g) de fromage à la crème, 1 cuillerée de vanille et 3 de lait jusqu'à ce que le mélange soit bien crémeux.  Ajoutez-y 1/2 tasse de sucre à glacer puis 2/3 de tasse de crème épaisse battue très froide (pour qu'elle monte mieux). Mélangez délicatement la crème pour garder une belle texture mousseuse puis laissez au frigo durant 1 heure. Vous pourrez lors la déposer délicatement sur le gâteau à l'aide d'une spatule, puis réfrigérer 30 min.


Faites ensuite une ganache : portez à ébullition 1/3 de tasse de crème 35%; versez-la sur 1/4 de tasse de chocolat noir en pistoles ou coupé finement. Laissez reposer quelques minutes puis mélangez; laissez refroidir à température ambiante puis versez sur la mousse. Ajoutez des mini Reese coupés en petits morceaux (3-4 morceaux par Reese). Gardez au frais jusqu'à ce que vous le serviez. Si vous ne le mangez pas aussi vite que moi, essayez de le manger tout de même en 3 jours environ; invitez quelques gourmands pur vous aider !