jeudi 30 octobre 2014

La nourriture italienne d'Impasto

Impasto a ouvert il y a un peu plus d'un an en diagonale de la quincaillerie Dante (une super adresse, à mon avis, pour de bons accessoires de cuisine... bien que le comptoir de vente d'armes de chasse me surprend chaque fois que j'y entre). Ouvert par Stefano Faita -dont la mère Elena possède la quincaillerie précitée, le chef, Michele Forgione, est spécialisé en pâtes fraîches, et ces dernières occupent une belle part sur le menu.


En entrée, j'ai choisi les pétoncles -auxquels je voue un amour éternel. Servis sur une petite tortilla de pois chiches, avec quelques morceaux de boudin, la sauce qui les accompagne est délicieuse; appelée "salsa agresto", elle comprend notamment des noix de pin, de l'huile d'olive et plein d'herbes. Évidemment on aimerait avoir plus de pétoncles, de boudin aussi, bref de tout. Cependant, la splendeur des saveurs nous console.


Après avoir hésité plusieurs fois sur le plat (pâtes? viande? poisson? demi-portion de pâtes pour être sûre d'avoir la place pour un dessert?) je me suis laissée aller à la recommandation du serveur, soit la porchetta. Celle-ci a rempli ses promesses : fondante à l'intérieur, croustillante à l'intérieur, à tel point que même le gras se mangeait avec délectation. Éblouissante, elle rendait la poire et les rapini presque fades et inutiles -quoique j'étais tentée d'avoir une portion de légumes; en outre, pour avoir essayé une fois de cuisiner des rapini et les avoir trouvés immangeables, j'ai aimé pouvoir enfin en goûter qui soient correctement apprêtés.


Autour de la table, quelqu'un a opté pour le jarret d'agneau, servi sur un lit de polenta blanche; une belle portion, pour une viande elle aussi fondante. Les cavatelli ont aussi trouvé preneur, dans leur sauce crémeuse avec un peu de truffe râpée dessus; par contre, la saucisse de porc maison était présente en trop petite quantité. En fait, c'est en relisant le menu le lendemain que j'ai appris qu'il était censé y en avoir dedans. Pourtant, j'en ai pioché au moins 3 fourchettées dans l'assiette de mon ami. Les pâtes étaient cependant délicieuses et la truffe légère et parfumée.


Je ne sais pas si les autres auraient pris un dessert si je ne m'étais lancée la première, en commandant évidemment un tiramisù; on se rappellera que j'aime à mourir ce dessert, pourtant si difficile à réaliser. La texture était parfaite, voluptueuse, onctueuse et légère à la fois. Par contre j'ai trouvé qu'il manquait un peu de goût.


La panna cotta caramel et fleur de sel a rempli ses promesses; douce et crémeuse, avec un équilibre salé-sucré idéal, et quelques fruits pour équilibrer (désolée, je ne sais plus de quels fruits il s'agit... je commençais à avoir sérieusement envie de rentrer, juste parce que j'étais fatiguée, habituée à me coucher très tôt jusqu'à récemment pour cause de bébé malade).


On avait accompagné tout cela d'une bonne bouteille de vin, partagée à 4. Au final, une excellente soirée : ambiance sympathique, service efficace, bouffe délicieuse... Cela aide à faire passer le montant de la facture, qui malgré la qualité de la nourriture a paru un peu trop élevé. Il s'agit tout de même de bouffe fraîche et créative, un menu qui change selon les arrivages et l'inspiration, et une sortie qu'on ne refera pas tous les mois. J'ai donc aimé me gâter exceptionnellement au cours de cette soirée.


Prix : disponibles sur le site Web du resto. Pour un repas 3 services et un verre de vin, comptez 80-100 $ pour une personne après taxes et pourboire.

vendredi 17 octobre 2014

Flocon espresso

Petit frère du café Névé -car plus petit et plus récent- le Flocon, depuis 3 ans, abreuve en bon café les résidents du Plateau qui se hâtent vers le métro le matin.


Le café servi provient de petits torréfacteurs, tels que Stumptown Coffee Roasters (Portland), Metropolis (Chicago) ou encore Anchored Coffee (Halifax). Il en résulte un délicieux latte; si la plupart des clients prennent le café à emporter, la petite salle toute en longueur, avec sa table longiligne, invite à s'arrêter pour discuter ou travailler (ils offrent une connexion Wifi).


Le café propose aussi quelques douceurs, tels que des croissants ou encore des cookies géants. Impossible d'y résister !!


La musique est éclectique, l'ambiance sympathique, le café excellent; après une bonne discussion sur un coin de table à se partager un cookie à deux, on repart avec un bon sac de café que les baristas nous ont aidées à choisir suivant nos goûts et l'utilisation prévue. Une adresse incontournable sur le Plateau !



vendredi 19 septembre 2014

Gaufres de maïs, poivrons sautés et oeuf miroir

Enfant, j'ai toujours cru que les gaufres se classaient dans la catégorie "sucré". Et même une fois que j'ai commencé à expérimenter en cuisine, je n'ai jamais pensé à les adapter pour une version salée, alors que je le faisais pour les crêpes. Dans le cas de ces dernières, je ne faisais généralement qu'oublier le sucre. Mais dans le cas des gaufres, cette version à la polenta et au parmesan prend une dimension inattendue.


Je me suis inspirée de plusieurs recettes à la fois mais principalement de celle de Joy The Baker. Pour une douzaine de gaufres, vous aurez besoin de :

- 300 g (2,5 tasses) de farine
- 300 g de polenta (farine de maïs)
- 50 g (1/2 tasse) de parmesan râpé
- 500 ml (2 tasses) de lait
- 2 œufs
- 25 g (2 c. à table) de beurre
- sel, poivre, sucre et fines herbes

Délayez les farines dans le lait tiède, en ajoutant celui-ci progressivement; ajoutez le parmesan, les œufs et le beurre fondu. Puis ajoutez environ 2 c. à table de chacun des ingrédients restants : sel, sucre, poivre et fines herbes. Pour ma part, j'ai uniquement choisi de la ciboulette. Votre pâte est prête à être utilisée !


Pour accompagner, faites sauter quelques poivrons coupés en petits dés; j'y ai aussi ajouté du maïs. Faites cuire des œufs miroir (seule ce matin-là, j'ai sorti ma mini-poêle à œufs !) Pour assembler, posez 2 gaufres dans l'assiette, puis les légumes sautés. Surmontez cela d'un peu de vieux cheddar râpé puis déposez votre œuf. Et dégustez...


Parfait pour un bon brunch, ou pour démarrer une journée chargée !
Vous pouvez conserver la pâte à crêpes dans un récipient fermé au frigo, ou cuire toutes les gaufres et les congeler. Pour décongeler et réchauffer, simplement les mettre au grille-pain, environ le double du temps requis pour un toast.

jeudi 11 septembre 2014

Une fête au parc

Le mois passé, notre bébé a fêté son premier anniversaire, et on a été très classiques en décidant de réunir nos amis au parc Lafontaine pour célébrer l'occasion.


On a fait une fête de style buffet-potluck : chacun amenait de la bouffe à partager. J'ai adapté une recette de petites brochettes fraîches à la pastèque, en remplaçant le haloumi par de la féta fraîche -une précaution indispensable pour qu'elle ne s'effrite pas et ne ruine pas vos brochettes.


On a aussi offert des mini-burgers aux invités, en sus de toute la bouffe qu'ils avaient apportée. Une bonne viande hachée, quelques épices, un petit tour sur le barbecue qu'il est autorisé d'amener dans cette portion du parc, et voilà de jolis petits burgers prêt à être parés de tout ce qui vous fait envie...


Lors des sorties pique-nique au parc, j'amène toujours une limonade rose. Ce type de limonade est généralement rosé par l'ajout de jus de canneberge ou de pamplemousse; mon arme secrète est l'ajout d'une infusion d'hibiscus. Ici, comme on était un peu nombreux, j'en ai fait une version concentrée plutôt que d'en faire plusieurs bouteilles.


Pour sucrer, j'ai utilisé du sirop de sureau que je venais de ramener de Suisse; vous pouvez le remplacer par du sirop d'agave ou du miel. Mélangez 2 tasses de jus de citron et 1 tasse de sirop de sureau et jetez-y 2 poignées de fleurs d’hibiscus. Laissez infuser 24h environ dans une carafe; les fleurs d'hibiscus vont lentement colorer votre limonade. Filtrez, embouteillez, et sortez du frigo au dernier moment pour aller au parc ! Environ 2 cuillères à table de ce concentré suffisent par verre d'eau.


Pour le gâteau, j'ai voulu faire un gâteau à étage chocolat noir et framboises. J'ai passé un temps fou à comparer des recettes avant de m'inspirer finalement principalement de la recette de Raspberri cupcakes. La pâte est très soyeuse, un plaisir à verser dans le moule. Je l'ai fait dans un moule de 9 pouces et coupé en deux avec un grand couteau à pain; le gâteau est souple et facile à manipuler, je n'ai jamais pressenti que l'étage du dessus pourrait se fissurer.


J'ai raté la ganache à la framboise en ajoutant trop de framboises par rapport au chocolat, mais je l'ai rattrapée avec de la gélatine. Pour la ganache extérieure, j'ai pris du chocolat de Barry-Callebault, le nouveau Inaya à 65 %. Tout le monde a adoré, bébé compris. Cette petite bouche pleine de chocolat et framboise a l'air bien heureuse...


Des amis, de la bonne bouffe, du beau temps, quelques jolis bébés... ce fut une belle fête pour nous et notre petit ange !

 

mercredi 3 septembre 2014

Des recettes éclatées... en photo

La designer allemande Nora Luther a élaboré un concept visuel représentant les ingrédients nécessaires à différentes recettes tombant au fur et à mesure dans une assiette ou un bol. Du coup, les recettes en paraissent si simples qu'on a une folle envie de les essayer !

Rascasse à la méditerranéenne
Courgettes citronnées
Couscous au pissenlit
Ces photos ont été éditées en cartes avec la recette au dos; la présentation finale du plat relève donc de votre propre imagination. Quand on a peu de temps pour cuisiner, on se prend à rêver que les aliments puissent sauter ainsi tous seuls dans l'assiette, cuits à point, délicieux et prêts à manger...
;)
 

jeudi 21 août 2014

La paella de Tapeo

Note : désolée pour la piètre qualité des photos. C'était un événement spécial, j'ai donc pris soin de passer du bon temps plutôt que de me concentrer sur les paramètres de mon appareil.

Il y a 3 ans, mon chum et moi avons passé une semaine à Barcelone où, entre autres, on a adoré la bouffe. Suite à cela, on avait très envie d'aller essayer les tapas de Tapeo, mais disons que la vie étant ce qu'elle est, on a repoussé et essayé d'autres restos avant de finalement se décider pour la fête de mon chum.
J'ai appelé quelques jours avant, et seules des places au bar étaient disponibles à l'heure qui nous convenait; cependant, quand on est juste 2, c'est une option vraiment chouette. Après tout, on est assis bien plus proches que si on était de part et d'autre d'une table.


Tout un tas de tapas nous faisaient envie sur la carte, mais la paella, qui apparaît tout en fin de liste, nous a vraiment allumés. La serveuse nous a conseillé de ne prendre qu'1 ou 2 tapas supplémentaires, car la paella est plutôt copieuse. On a alors choisi de compléter le repas avec les croquettes de morue et les fideos. On a laissé la serveuse nous conseiller pour le vin et on a entamé notre repas.
Les croquettes étaient très fondantes, j'ai totalement adoré !! Les fideos étaient moins inoubliables; ce sont des pâtes cuites dans un savoureux bouillon, servies avec un aïoli au safran. Le meilleur dans le plat était à mon avis les crevettes et les morceaux de chorizo, tapis ici et là dans les pâtes en quantité non négligeable.


La paella est ensuite arrivée; crémeuse, goûteuse, safranée, servie avec calamars, pétoncles, moules, chorizo, mini-pieuvres... un vrai régal. Le riz était délicieux, les différents accompagnements parfaitement cuits : des pétoncles fondants, des poulpes et des calamars tendres, jamais élastiques, ... J'ai trouvé ce plat tout simplement inoubliable et je la recommande chaudement !!



On avait les estomacs bien remplis, mais on a quand même goûté des desserts; un incontournable, les churros avec leur chocolat épais, vraiment gourmand... J'avais aussi envie de tester la mousse aux dattes; celle-ci est servie avec ces morceaux de biscuit au gingembre et une crème pâtissière à la vanille et au piment d’Espelette. Si le mélange des saveurs était intéressant, le gingembre prenait un peu trop de place à mon goût.


Globalement, un belle expérience culinaire, qui donne envie d'y retourner pour essayer le reste de la carte !

Prix : environ 130 $ pour 2 après taxes et pourboire, avec 1 verre de vin. (oui, on a pris un seul verre pour 2, on avait pris l'apéro avant d'arriver au resto et on a trouvé qu'on avait pris assez d'alcool...)


mardi 12 août 2014

Bonnes adresses à Lyon -part 2

Je reviens d'une brève escapade en Europe qui ressemble cruellement à celle de l'an passé, la semaine à Malte exceptée -présence de bébé oblige, le voyage était plus destiné à revoir du monde et leur présenter mon trésor qu'à vraiment visiter des endroits que je connais assez bien.


Cependant, à Lyon, mon amie ayant sa garderie à domicile, je lui ai laissé mon bébé -en compagnie également de 3 charmantes demoiselles de moins de 3 ans- afin de faire une petite virée seule en ville.
J'ai débuté par un lunch à La Poule au Pot, une adresse que je n'avais pas pu tester l'an passé car je voulais y essayer leur brunch. Or il était impossible d'y aller la bouche en cœur et espérer une table -- réservation obligatoire, le brunch n'ayant lieu que le dimanche !

J'ai eu l'heureuse surprise de le retrouver assez facilement; je n'avais pas vérifié l'adresse avant de partir, me fiant à mon souvenir : une rue orientée est-ouest, un peu au sud de la Place des Terreaux... Pas de problème pour avoir une table cette fois-ci -on était en semaine.

J'ai opté pour le pavé de colin; celui-ci arrive sur un lit de riz et d'épinards, parsemé d'éclats de noisettes et accompagné de tomates confites. Une délicieuse combinaison, une ration consistante et une cuisson satisfaisante du poisson ont fait de ce plat un vrai plaisir. J'ai craqué pour un dessert, un fondant au chocolat, accompagné d'un café latte -servi sur une La Marzocco !


Le café était cependant sans arômes particuliers, développant principalement une amertume marquée; cependant, la mousse onctueuse donnait une belle douceur au café et excusait un peu l'utilisation probable de café moulu il y a trop longtemps (à moins que l'espresso était sur-extrait?)


Je suis ensuite passée à la boutique Pralus, un chocolatier que j'aime beaucoup et qui m'a notamment séduite par sa "pyramide des tropiques" dont j'ai déjà parlé précédemment. J'ai pu découvrir d'autres produits sur place, comme son infusion d'écales de fèves de cacao.


J'ai également goûté à la Praluline, célèbre brioche inventée par le père, Auguste Pralus, qui a d'ailleurs reçu le titre de meilleur ouvrier de France en 1955. Les pralines qui sont incorporées à la brioche sont faites à partir d'amandes de la région de Valencia et de noisettes du Piémont rosies et concassées. Un régal à toute heure...


J'ai acheté aussi tout un tas de trucs et je suis sortie avec une facture un peu salée. Mais quel plaisir plus tard en essayant les produits que j'avais achetés !! Ainsi, la crème de noisettes est délicieuse; le cacao s'y fait discret, laissant vraiment la place au goût des noisettes torréfiées. Présentée en tube, on a envie d'en mettre une giclée partout : sur une tartine, un yaourt, une crème glacée, sur le bout du doigt... 


J'ai évidemment acheté des pyramides, grand format pour moi et plusieurs petits pour offrir, ainsi que des tablettes de différents crus de cacao. Mais surtout, 2 barres infernales, qui méritent bien leur nom. Praliné noisette ou pistache, ces barres, noire ou au lait, cachent une pâte onctueuse, veloutée, voluptueuse... Une création complètement enthousiasmante que j'aurais dû goûter sur place : j'en aurais alors ramené plusieurs !!



J'ai aussi traîné un peu dans le Vieux-Lyon. Le plan offert par l'office de tourisme indique les emplacement des traboules, un élément typiquement du coin : un passage à travers des immeubles, permettant de déboucher sur une autre rue. La plupart mènent à la rue parallèle mais certaines sont à angle droit. Elles comportent également parfois une cour; on fait un vrai retour dans le temps en les explorant.



Pour finir, un retour à vélo sur les bords du Rhône. Je vous laisse avec d'autres vues de la ville... j'ai encore plein d'adresses à explorer lors d'une prochaine visite !