mercredi 26 novembre 2014

Les îles maltaises : Gozo (1ère partie)

Suite, un peu tardive, de mon voyage dans les îles maltaises de l'an passé... Après avoir présenté quelques beautés de la capitale et les environs, je vais vous présenter ici l'île de Gozo, la 2ème plus grande île de l'état maltais, au Nord-Ouest de l'île de Malte. Pour y aller, on prend le ferry à la gare maritime de Cirkewwa, après environ 1 heure de bus depuis La Valette. En milieu de journée, les ferries partent toutes les 45 min, et le voyage dure 25 minutes, pour environ 5 euros.

Arrivée au terminal de Mġarr, sur Gozo


Il y avait à peu près autant de choses qu'on désirait visiter à Gozo qu'on en avait repérées sur Malte; on avait donc décidé dès le départ d'y aller deux fois. La plupart des bus partant de Mġarr vous conduisent à la capitale, Rabat (aussi appelée Victoria), d'où le réseau s'étend ensuite en étoile, vous laissant plus de liberté pour choisir votre itinéraire. On avait plein de projets mais finalement on a principalement passé la journée à seulement explorer la ville et aller voir la "fenêtre d'azur".


Victoria est notamment célèbre en raison de sa citadelle. Les vues depuis les fortifications, sur la ville et la campagne environnante, sont charmantes. À l'entrée de la citadelle, les marches de la cathédrale Ste-Mary sont un endroit idéal pour dévorer un sandwich tout en observant la vie suivre son cours...

Vue sur Victoria et la basilique St-George/Vue d'une ruelle de la citadelle/Cathédrale Ste-Mary/Ruines d'anciennes fortifications/Détails d'un mur de la citadelle

Vue depuis la citadelle

Vue sur la cathédrale Ste-Mary depuis un chemin à travers les fortifications
Dans les rues de Victoria, entre le terminal de bus et la citadelle, on est tombées sur un petit magasin qui regorgeait de victuailles typiques, Jubilee Foods. Comme il était encore tôt dans la journée, je n'ai rien acheté, notamment pas les petits fromages traditionnels. En outre, on savait qu'on reviendrait. Néanmoins, on a pris le temps de faire le tour de toute la boutique, les sens en émoi (mmmm de la bonne bouffe artisanale...)


On a ensuite cherché à aller à la "fenêtre d'azur", une formation rocheuse au bord de la mer en forme d'arche. On a eu des problèmes avec les bus (on n'a pas pris le bon, puis on a raté celui qu'on voulait réellement prendre, et le suivant passait 1 heure plus tard), ce qui fait qu'on a fini par y aller à pied. Si Google Maps annonce environ 1 heure, je dirais qu'on a mis au moins le double, au minimum. On s'est un peu perdues dans le village de Għarb, mais on peut dire qu'on a visité la campagne gozitaine !!

Vignes sur la route entre Victoria et Għarb

Maisons dans les villages de Għarb et San Lawrenz/pêcheur séchant son filet/un trottoir étroit décoré de mosaïque/balcon traditionnel maltais
 


Église de Għarb
Finalement, après une marche épuisante (heureusement que j'étais super en forme, même enceinte de 4 mois 1/2), on est arrivées en vue de la mer...


On a pu alors approcher la fameuse arche, haute de 28 mètres; il est interdit d'y monter, quoique certains touristes téméraires n'hésitent pas à y aller, pour prendre des photos de la vue ou se faire prendre en photo par leurs amis...



À côté de l'arche (sur sa gauche quand on fait face à la mer) se trouve le rocher des champignons, ainsi appelé en raison d'une plante (qu'on croyait être un champignon) qui permettait notamment de combattre la dysenterie; le rocher est désormais une réserve naturelle.


En arrière de l'arche se trouve la Mer Intérieure, un petit lagon d'eau salée où sont amarrés de nombreux bateaux de pêcheurs. Apparemment, son intérêt principal réside dans les plongées qu'on peut y faire. N'étant pas formées (et moi enceinte) (et il faisait froid), on a juste regardé le lieu et on est parties.




L'escapade totale ayant pris la journée, on a pris le bus pour retourner à Victoria, puis à Mġarr pour prendre le ferry. La deuxième journée sur Gozo, quelques jours plus tard, allait être chargée...

(à suivre....)

Citadelle de Victoria
Vue sur Ta'Pinu, depuis la route entre Victoria et Għarb

Għarb, devant l'église
Dans la campagne, probablement vers San Pietru


mercredi 12 novembre 2014

Granola chocolat-noisettes-canneberges

Le granola est un ingrédient sympathique à avoir en permanence dans son garde-manger : dans du lait, sur un yaourt, une crème glacée, voire tout seul, grignoté devant la télé, roulée dans une couverture un jour de grippe... Facile à faire soi-même, on peut le personnaliser totalement selon l'envie du moment... ou les ingrédients disponibles dans les placards.


J'ai utilisé :
- 2 tasses de flocons d'avoine
- 1 tasse de canneberges séchées
- 1 tasse de noisettes concassées
- 1/2 tasse de graines de tournesol
- 1 tasse de pistoles de chocolat noir
- 6 c. à soupe de miel
- 1/4 de tasse de beurre


Préchauffez le four à 250 degrés F. Faites fondre le beurre, mélangez-le au miel, et versez le tout sur la mixture de flocons d'avoine, noisettes et graines de tournesol. J'ai fait l'erreur d'y ajouter les canneberges, mais leur texture se durcit au four, ce qui n'est pas idéal. Mélangez le tout (j'y suis allée à mains nues) et étalez sur 2 plaques à pâtisserie équipées de tapis de silicone (ou faites cuire en 2 fois). Le granola cuit en 20-25 minutes environ; surveillez la couleur et lorsqu'il est doré, vous pouvez le sortir. Pour une belle cuisson égale, tournez les plaques à mi-cuisson.


Ajoutez les canneberges et le chocolat concassé lorsque le granola est refroidi. Dégustez ! Un autre ingrédient que j'essaierai la prochaine fois : de la noix de coco séchée, peut-être combinée à des pistaches (j'éliminerai de la recette les canneberges et les noisettes). Au moment de le déguster, vous pouvez aussi ajouter des morceaux de figue fraîche, des graines de grenade, des rondelles de banane, ... À vous de créer votre granola idéal !

jeudi 30 octobre 2014

La nourriture italienne d'Impasto

Impasto a ouvert il y a un peu plus d'un an en diagonale de la quincaillerie Dante (une super adresse, à mon avis, pour de bons accessoires de cuisine... bien que le comptoir de vente d'armes de chasse me surprend chaque fois que j'y entre). Ouvert par Stefano Faita -dont la mère Elena possède la quincaillerie précitée, le chef, Michele Forgione, est spécialisé en pâtes fraîches, et ces dernières occupent une belle part sur le menu.


En entrée, j'ai choisi les pétoncles -auxquels je voue un amour éternel. Servis sur une petite tortilla de pois chiches, avec quelques morceaux de boudin, la sauce qui les accompagne est délicieuse; appelée "salsa agresto", elle comprend notamment des noix de pin, de l'huile d'olive et plein d'herbes. Évidemment on aimerait avoir plus de pétoncles, de boudin aussi, bref de tout. Cependant, la splendeur des saveurs nous console.


Après avoir hésité plusieurs fois sur le plat (pâtes? viande? poisson? demi-portion de pâtes pour être sûre d'avoir la place pour un dessert?) je me suis laissée aller à la recommandation du serveur, soit la porchetta. Celle-ci a rempli ses promesses : fondante à l'intérieur, croustillante à l'intérieur, à tel point que même le gras se mangeait avec délectation. Éblouissante, elle rendait la poire et les rapini presque fades et inutiles -quoique j'étais tentée d'avoir une portion de légumes; en outre, pour avoir essayé une fois de cuisiner des rapini et les avoir trouvés immangeables, j'ai aimé pouvoir enfin en goûter qui soient correctement apprêtés.


Autour de la table, quelqu'un a opté pour le jarret d'agneau, servi sur un lit de polenta blanche; une belle portion, pour une viande elle aussi fondante. Les cavatelli ont aussi trouvé preneur, dans leur sauce crémeuse avec un peu de truffe râpée dessus; par contre, la saucisse de porc maison était présente en trop petite quantité. En fait, c'est en relisant le menu le lendemain que j'ai appris qu'il était censé y en avoir dedans. Pourtant, j'en ai pioché au moins 3 fourchettées dans l'assiette de mon ami. Les pâtes étaient cependant délicieuses et la truffe légère et parfumée.


Je ne sais pas si les autres auraient pris un dessert si je ne m'étais lancée la première, en commandant évidemment un tiramisù; on se rappellera que j'aime à mourir ce dessert, pourtant si difficile à réaliser. La texture était parfaite, voluptueuse, onctueuse et légère à la fois. Par contre j'ai trouvé qu'il manquait un peu de goût.


La panna cotta caramel et fleur de sel a rempli ses promesses; douce et crémeuse, avec un équilibre salé-sucré idéal, et quelques fruits pour équilibrer (désolée, je ne sais plus de quels fruits il s'agit... je commençais à avoir sérieusement envie de rentrer, juste parce que j'étais fatiguée, habituée à me coucher très tôt jusqu'à récemment pour cause de bébé malade).


On avait accompagné tout cela d'une bonne bouteille de vin, partagée à 4. Au final, une excellente soirée : ambiance sympathique, service efficace, bouffe délicieuse... Cela aide à faire passer le montant de la facture, qui malgré la qualité de la nourriture a paru un peu trop élevé. Il s'agit tout de même de bouffe fraîche et créative, un menu qui change selon les arrivages et l'inspiration, et une sortie qu'on ne refera pas tous les mois. J'ai donc aimé me gâter exceptionnellement au cours de cette soirée.


Prix : disponibles sur le site Web du resto. Pour un repas 3 services et un verre de vin, comptez 80-100 $ pour une personne après taxes et pourboire.

vendredi 17 octobre 2014

Flocon espresso

Petit frère du café Névé -car plus petit et plus récent- le Flocon, depuis 3 ans, abreuve en bon café les résidents du Plateau qui se hâtent vers le métro le matin.


Le café servi provient de petits torréfacteurs, tels que Stumptown Coffee Roasters (Portland), Metropolis (Chicago) ou encore Anchored Coffee (Halifax). Il en résulte un délicieux latte; si la plupart des clients prennent le café à emporter, la petite salle toute en longueur, avec sa table longiligne, invite à s'arrêter pour discuter ou travailler (ils offrent une connexion Wifi).


Le café propose aussi quelques douceurs, tels que des croissants ou encore des cookies géants. Impossible d'y résister !!


La musique est éclectique, l'ambiance sympathique, le café excellent; après une bonne discussion sur un coin de table à se partager un cookie à deux, on repart avec un bon sac de café que les baristas nous ont aidées à choisir suivant nos goûts et l'utilisation prévue. Une adresse incontournable sur le Plateau !



vendredi 19 septembre 2014

Gaufres de maïs, poivrons sautés et oeuf miroir

Enfant, j'ai toujours cru que les gaufres se classaient dans la catégorie "sucré". Et même une fois que j'ai commencé à expérimenter en cuisine, je n'ai jamais pensé à les adapter pour une version salée, alors que je le faisais pour les crêpes. Dans le cas de ces dernières, je ne faisais généralement qu'oublier le sucre. Mais dans le cas des gaufres, cette version à la polenta et au parmesan prend une dimension inattendue.


Je me suis inspirée de plusieurs recettes à la fois mais principalement de celle de Joy The Baker. Pour une douzaine de gaufres, vous aurez besoin de :

- 300 g (2,5 tasses) de farine
- 300 g de polenta (farine de maïs)
- 50 g (1/2 tasse) de parmesan râpé
- 500 ml (2 tasses) de lait
- 2 œufs
- 25 g (2 c. à table) de beurre
- sel, poivre, sucre et fines herbes

Délayez les farines dans le lait tiède, en ajoutant celui-ci progressivement; ajoutez le parmesan, les œufs et le beurre fondu. Puis ajoutez environ 2 c. à table de chacun des ingrédients restants : sel, sucre, poivre et fines herbes. Pour ma part, j'ai uniquement choisi de la ciboulette. Votre pâte est prête à être utilisée !


Pour accompagner, faites sauter quelques poivrons coupés en petits dés; j'y ai aussi ajouté du maïs. Faites cuire des œufs miroir (seule ce matin-là, j'ai sorti ma mini-poêle à œufs !) Pour assembler, posez 2 gaufres dans l'assiette, puis les légumes sautés. Surmontez cela d'un peu de vieux cheddar râpé puis déposez votre œuf. Et dégustez...


Parfait pour un bon brunch, ou pour démarrer une journée chargée !
Vous pouvez conserver la pâte à crêpes dans un récipient fermé au frigo, ou cuire toutes les gaufres et les congeler. Pour décongeler et réchauffer, simplement les mettre au grille-pain, environ le double du temps requis pour un toast.

jeudi 11 septembre 2014

Une fête au parc

Le mois passé, notre bébé a fêté son premier anniversaire, et on a été très classiques en décidant de réunir nos amis au parc Lafontaine pour célébrer l'occasion.


On a fait une fête de style buffet-potluck : chacun amenait de la bouffe à partager. J'ai adapté une recette de petites brochettes fraîches à la pastèque, en remplaçant le haloumi par de la féta fraîche -une précaution indispensable pour qu'elle ne s'effrite pas et ne ruine pas vos brochettes.


On a aussi offert des mini-burgers aux invités, en sus de toute la bouffe qu'ils avaient apportée. Une bonne viande hachée, quelques épices, un petit tour sur le barbecue qu'il est autorisé d'amener dans cette portion du parc, et voilà de jolis petits burgers prêt à être parés de tout ce qui vous fait envie...


Lors des sorties pique-nique au parc, j'amène toujours une limonade rose. Ce type de limonade est généralement rosé par l'ajout de jus de canneberge ou de pamplemousse; mon arme secrète est l'ajout d'une infusion d'hibiscus. Ici, comme on était un peu nombreux, j'en ai fait une version concentrée plutôt que d'en faire plusieurs bouteilles.


Pour sucrer, j'ai utilisé du sirop de sureau que je venais de ramener de Suisse; vous pouvez le remplacer par du sirop d'agave ou du miel. Mélangez 2 tasses de jus de citron et 1 tasse de sirop de sureau et jetez-y 2 poignées de fleurs d’hibiscus. Laissez infuser 24h environ dans une carafe; les fleurs d'hibiscus vont lentement colorer votre limonade. Filtrez, embouteillez, et sortez du frigo au dernier moment pour aller au parc ! Environ 2 cuillères à table de ce concentré suffisent par verre d'eau.


Pour le gâteau, j'ai voulu faire un gâteau à étage chocolat noir et framboises. J'ai passé un temps fou à comparer des recettes avant de m'inspirer finalement principalement de la recette de Raspberri cupcakes. La pâte est très soyeuse, un plaisir à verser dans le moule. Je l'ai fait dans un moule de 9 pouces et coupé en deux avec un grand couteau à pain; le gâteau est souple et facile à manipuler, je n'ai jamais pressenti que l'étage du dessus pourrait se fissurer.


J'ai raté la ganache à la framboise en ajoutant trop de framboises par rapport au chocolat, mais je l'ai rattrapée avec de la gélatine. Pour la ganache extérieure, j'ai pris du chocolat de Barry-Callebault, le nouveau Inaya à 65 %. Tout le monde a adoré, bébé compris. Cette petite bouche pleine de chocolat et framboise a l'air bien heureuse...


Des amis, de la bonne bouffe, du beau temps, quelques jolis bébés... ce fut une belle fête pour nous et notre petit ange !

 

mercredi 3 septembre 2014

Des recettes éclatées... en photo

La designer allemande Nora Luther a élaboré un concept visuel représentant les ingrédients nécessaires à différentes recettes tombant au fur et à mesure dans une assiette ou un bol. Du coup, les recettes en paraissent si simples qu'on a une folle envie de les essayer !

Rascasse à la méditerranéenne
Courgettes citronnées
Couscous au pissenlit
Ces photos ont été éditées en cartes avec la recette au dos; la présentation finale du plat relève donc de votre propre imagination. Quand on a peu de temps pour cuisiner, on se prend à rêver que les aliments puissent sauter ainsi tous seuls dans l'assiette, cuits à point, délicieux et prêts à manger...
;)