jeudi 21 août 2014

La paella de Tapeo

Note : désolée pour la piètre qualité des photos. C'était un événement spécial, j'ai donc pris soin de passer du bon temps plutôt que de me concentrer sur les paramètres de mon appareil.

Il y a 3 ans, mon chum et moi avons passé une semaine à Barcelone où, entre autres, on a adoré la bouffe. Suite à cela, on avait très envie d'aller essayer les tapas de Tapeo, mais disons que la vie étant ce qu'elle est, on a repoussé et essayé d'autres restos avant de finalement se décider pour la fête de mon chum.
J'ai appelé quelques jours avant, et seules des places au bar étaient disponibles à l'heure qui nous convenait; cependant, quand on est juste 2, c'est une option vraiment chouette. Après tout, on est assis bien plus proches que si on était de part et d'autre d'une table.


Tout un tas de tapas nous faisaient envie sur la carte, mais la paella, qui apparaît tout en fin de liste, nous a vraiment allumés. La serveuse nous a conseillé de ne prendre qu'1 ou 2 tapas supplémentaires, car la paella est plutôt copieuse. On a alors choisi de compléter le repas avec les croquettes de morue et les fideos. On a laissé la serveuse nous conseiller pour le vin et on a entamé notre repas.
Les croquettes étaient très fondantes, j'ai totalement adoré !! Les fideos étaient moins inoubliables; ce sont des pâtes cuites dans un savoureux bouillon, servies avec un aïoli au safran. Le meilleur dans le plat était à mon avis les crevettes et les morceaux de chorizo, tapis ici et là dans les pâtes en quantité non négligeable.


La paella est ensuite arrivée; crémeuse, goûteuse, safranée, servie avec calamars, pétoncles, moules, chorizo, mini-pieuvres... un vrai régal. Le riz était délicieux, les différents accompagnements parfaitement cuits : des pétoncles fondants, des poulpes et des calamars tendres, jamais élastiques, ... J'ai trouvé ce plat tout simplement inoubliable et je la recommande chaudement !!



On avait les estomacs bien remplis, mais on a quand même goûté des desserts; un incontournable, les churros avec leur chocolat épais, vraiment gourmand... J'avais aussi envie de tester la mousse aux dattes; celle-ci est servie avec ces morceaux de biscuit au gingembre et une crème pâtissière à la vanille et au piment d’Espelette. Si le mélange des saveurs était intéressant, le gingembre prenait un peu trop de place à mon goût.


Globalement, un belle expérience culinaire, qui donne envie d'y retourner pour essayer le reste de la carte !

Prix : environ 130 $ pour 2 après taxes et pourboire, avec 1 verre de vin. (oui, on a pris un seul verre pour 2, on avait pris l'apéro avant d'arriver au resto et on a trouvé qu'on avait pris assez d'alcool...)


mardi 12 août 2014

Bonnes adresses à Lyon -part 2

Je reviens d'une brève escapade en Europe qui ressemble cruellement à celle de l'an passé, la semaine à Malte exceptée -présence de bébé oblige, le voyage était plus destiné à revoir du monde et leur présenter mon trésor qu'à vraiment visiter des endroits que je connais assez bien.


Cependant, à Lyon, mon amie ayant sa garderie à domicile, je lui ai laissé mon bébé -en compagnie également de 3 charmantes demoiselles de moins de 3 ans- afin de faire une petite virée seule en ville.
J'ai débuté par un lunch à La Poule au Pot, une adresse que je n'avais pas pu tester l'an passé car je voulais y essayer leur brunch. Or il était impossible d'y aller la bouche en cœur et espérer une table -- réservation obligatoire, le brunch n'ayant lieu que le dimanche !

J'ai eu l'heureuse surprise de le retrouver assez facilement; je n'avais pas vérifié l'adresse avant de partir, me fiant à mon souvenir : une rue orientée est-ouest, un peu au sud de la Place des Terreaux... Pas de problème pour avoir une table cette fois-ci -on était en semaine.

J'ai opté pour le pavé de colin; celui-ci arrive sur un lit de riz et d'épinards, parsemé d'éclats de noisettes et accompagné de tomates confites. Une délicieuse combinaison, une ration consistante et une cuisson satisfaisante du poisson ont fait de ce plat un vrai plaisir. J'ai craqué pour un dessert, un fondant au chocolat, accompagné d'un café latte -servi sur une La Marzocco !


Le café était cependant sans arômes particuliers, développant principalement une amertume marquée; cependant, la mousse onctueuse donnait une belle douceur au café et excusait un peu l'utilisation probable de café moulu il y a trop longtemps (à moins que l'espresso était sur-extrait?)


Je suis ensuite passée à la boutique Pralus, un chocolatier que j'aime beaucoup et qui m'a notamment séduite par sa "pyramide des tropiques" dont j'ai déjà parlé précédemment. J'ai pu découvrir d'autres produits sur place, comme son infusion d'écales de fèves de cacao.


J'ai également goûté à la Praluline, célèbre brioche inventée par le père, Auguste Pralus, qui a d'ailleurs reçu le titre de meilleur ouvrier de France en 1955. Les pralines qui sont incorporées à la brioche sont faites à partir d'amandes de la région de Valencia et de noisettes du Piémont rosies et concassées. Un régal à toute heure...


J'ai acheté aussi tout un tas de trucs et je suis sortie avec une facture un peu salée. Mais quel plaisir plus tard en essayant les produits que j'avais achetés !! Ainsi, la crème de noisettes est délicieuse; le cacao s'y fait discret, laissant vraiment la place au goût des noisettes torréfiées. Présentée en tube, on a envie d'en mettre une giclée partout : sur une tartine, un yaourt, une crème glacée, sur le bout du doigt... 


J'ai évidemment acheté des pyramides, grand format pour moi et plusieurs petits pour offrir, ainsi que des tablettes de différents crus de cacao. Mais surtout, 2 barres infernales, qui méritent bien leur nom. Praliné noisette ou pistache, ces barres, noire ou au lait, cachent une pâte onctueuse, veloutée, voluptueuse... Une création complètement enthousiasmante que j'aurais dû goûter sur place : j'en aurais alors ramené plusieurs !!



J'ai aussi traîné un peu dans le Vieux-Lyon. Le plan offert par l'office de tourisme indique les emplacement des traboules, un élément typiquement du coin : un passage à travers des immeubles, permettant de déboucher sur une autre rue. La plupart mènent à la rue parallèle mais certaines sont à angle droit. Elles comportent également parfois une cour; on fait un vrai retour dans le temps en les explorant.



Pour finir, un retour à vélo sur les bords du Rhône. Je vous laisse avec d'autres vues de la ville... j'ai encore plein d'adresses à explorer lors d'une prochaine visite !

 

 



lundi 21 juillet 2014

La coop Touski

Chez Touski, il n'y a pas de patron : c'est une coopérative de travail, donc fonctionnant sur le principe de l'autogestion, ouverte depuis 2003. C'est aussi un café incroyablement sympathique, avec une bouffe simple et abordable, car créée à partir d'ingrédients principalement locaux et selon l'inspiration du jour.


Par exemple, mon chum a pris un des plats du jour, une quiche aux épinards, avec un excellent gaspacho. Pour ma part, j'ai opté pour le panini "Croque Pierre", comprenant un œuf, du jambon, et du fromage. Excellent quand on arrive trop tard pour le brunch (servi jusqu'à 11h30).


Celui-ci est accompagné d'un café ou d'un jus; j'ai préféré prendre le dernier, afin de commander en outre un bon café au lait.


C'était une journée tranquille; le café était peu occupé, l'atmosphère calme et relaxante, donnant envie d'y paresser longuement. Le local est plutôt grand, avec des cloisons ouvertes qui définissent plusieurs espaces, dont une salle de jeux pour les enfants. Aux murs sont généralement affichées des œuvres d'artistes locaux... ou des enfants du quartier.


Le café possède en arrière un immense jardin, avec tables de pique-nique. Des événements musicaux et culturels sont souvent organisés, et la coop est un point de dépôt de paniers bio. Bref, un lieu résolument engagé dans sa communauté, à visiter absolument !


Prix : on a payé 30 $ pour notre repas à 2, après taxes et pourboire. Le menu avec les prix peut être consulté en ligne.


vendredi 4 juillet 2014

Les trésors de Miss Choco

Miss Choco, ça pourrait aussi être mon surnom, et cette boutique, j'aurais pu en avoir l'idée. Donc, je partais biaisée : forcément, j'avais un a priori super positif sur le projet. Puis quand je suis allée visiter, j'ai trouvé tous les ingrédients d'une formule gagnante : des produits de qualité dont nous parlent avec passion des propriétaires drôlement sympathiques, le tout dans un local accueillant. Personnellement, je n'en demande pas plus.


Le concept, c'est d'offrir du chocolat, mais du vrai, bon, artisanal, créé en petits lots par des fous du chocolat du monde entier directement à partir des fèves dont ils tentent d'en tirer le meilleur; en outre, en ayant affaire directement avec les producteurs, ils peuvent les rémunérer de façon plus juste. On appelle ça le chocolat "bean-to-bar". Miss Choco, alias Karine Chrétien Guillemette, et son partenaire, Jacques Dussault, proposent un grand choix de tablettes dans leur boutique de l'avenue Mont-royal, à 2 pas du métro.


Mon dernier coup de cœur est une tablette de chez Amma, un producteur brésilien, mais... ce n'est pas du chocolat. Le chocolat est produit à partir des fèves d'un arbre appelé Theobroma cacao; ici, c'est du Theobroma Grandiflorum, aussi appelé cupuaçu, qui produit des cabosses plutôt oblongues (tandis le cacaoyer a des fèves aux pointes effilées). Il en résulte une tablette plutôt claire, bien qu'elle contienne 80 % de cupuaçu.

Quand je l'ai laissé fondre en bouche, il m'a semblé avoir un carré de ganache plutôt que du chocolat; c'est que le cupuaçu contient 62 % de matières grasses, contre 50 % environ pour les fèves de cacao. De quoi être terriblement fondant... En outre, les pourcentages des différents types de graisse varient de l'un à l'autre, le cacao contenant plus d'acides gras saturés, qui contribuent à faire du temps chaud une véritable menace pour votre tablette de cupuaçu : ça fond viiiiite... mais j'adore.


Ça, c'est tout ce qu'on  acheté lors de notre dernier passage... On connaissait déjà le Marou - Treasure Island, spécifique à Miss Choco (vous ne le trouverez donc pas chez Edgar); il est tout de suite devenu mon préféré de tous les chocolats Marou. On a aussi essayé le chocolat Sirene (provenant de Victoria, BC), qui propose une expérience intéressante : ils proposent 2 petites barres dans le même emballage, soit de 2 origines différentes (Équateur/Madagascar) avec le même pourcentage de cacao, soit la même origine avec 2 pourcentages différents, afin de comparer l'influence de chaque paramètre.

Pour les autres tablettes, eh bien il faut encore qu'on les goûte; j'adore me faire conseiller par Karine, qui volette d'un produit à l'autre dès qu'on lui a expliqué le type de chocolat qu'on préfère, les méninges visiblement en pleine action, afin de nous guider au mieux dans notre choix, et n'hésite pas à nous faire goûter plein de chocolat... au final, on n'arrive pas forcément à choisir, et on repart plutôt avec trop de chocolat. ;)


Autre découverte, la petite bouchée "Old school" de Soma Chocolatemaker. Des éclats de fève avec des cristaux de sucre de cane sont broyés dans une vieille machine, pour en faire un produit qui a la texture d'un biscuit bien croquant et qui goûte à la fois... le cacao et le sucre. C'est bête à dire, mais les particules ayant quand même une bonne taille après être passées dans une telle machine, on n'observe pas forcément en bouche un mariage entre les 2, mais une succession entre les 2 goûts plusieurs fois lors de la même bouchée. Déroutant au début (ça n'a rien à voir avec une barre de chocolat!), mais super intéressant.

Jacques et Karine
En plus des délicieuses tablettes, vous trouverez diverses boissons telles que café, chocolat glacé, etc... et des infusions de fèves de cacao. Sachez que des ateliers sont également organisés, par exemple pour tout vous expliquer sur le bean-to-bar; également, il y a déjà eu un atelier d'accord chocolat et bières : j'imagine que d'autres idées d'ateliers de ce genre sont à prévoir... Enfin, depuis mon passage, La Tablette de Miss Choco a une terrasse ! Et ils offrent le Wifi. Plus aucune excuse pour ne pas aller y faire un tour...


mercredi 25 juin 2014

Viande confite

Il y a 2 façons de transformer un morceau de viande en un plat jouissif, qui fond sous la dent : par cuisson lente dans des mélanges à base d'eau (style bière, ketchup, etc... tel qu'employé pour le porc effiloché par exemple), ou dans la graisse. On appelle cela d'ailleurs de la viande confite; canard, jarret d'agneau, le choix est grand dans les pièces de viande, parfois sous-estimées, à cuisiner ainsi pour réaliser un plat incroyable.


J'ai essayé 2 viandes, soit la cuisse de canard et le jarret d'agneau. Dans une cocotte allant au four, faites fondre un peu de graisse, faites-y dorer la viande sur tous les côtés, puis ajoutez du gras jusqu'à recouvrir complètement la viande... ou pas : dans ce dernier cas, retournez régulièrement la viande. J'ai ajouté du romarin, et cuit la viande lentement au four à 110°C (200°F) jusqu'à ce qu'elle se détache de l'os, soit environ 7 heures pour le jarret et 3 pour la cuisse de canard. 


On peut alors ôter la viande, et laisser la graisse figer pour pouvoir ensuite la retirer. Elle peut être conservée au réfrigérateur plusieurs mois, dans un contenant bien fermé pour éviter qu'elle rancisse. Dans la cocotte, sous la graisse, restera la gelée (ou glace de viande). Celle-ci permet de réaliser des sauces; par exemple, mélangée à de la pâte de tomates, elle constitue une excellente sauce pour l'agneau. Mélangée à de la confiture de cassis et un peu de bon vinaigre balsamique, on peut réaliser une sauce délicieuse pour le canard.
Accompagnez de lentilles, asperges, purée de patates douces, haricots verts, ou encore de patates grelots au four.


Pour réaliser ces dernières, déposez vos petites pommes de terre sur une plaque, enrobez-les du mélange refroidi de graisse de canard et romarin auquel vous aurez ajouté du poivre et du sel, et enfournez à 195°C (375°F) durant environ 30 min.
Essayez cela lors de votre prochain souper, et vous épaterez vos invités !

mercredi 28 mai 2014

Gaufres à pâte levée aux fraises et au thym

J'adore bruncher. À la maison, seule, avec des amis, avec mon amoureux, au resto, simple ou gastronomique, salé, sucré, bref : j'ai la passion du brunch.
Cependant je suis parfois à court d'idées; quand je me refais des oeufs bénédictines pour le 3ème brunch de suite, une alerte se déclenche : il faut que je coure les blogues pour rechercher de l'inspiration. Ainsi, je suis tombée sur une recette de gaufres à la levure, servies avec des fraises et du thym. Je l'ai exécutée dès le lendemain.


Les fraises doivent mariner un peu; lavez-les et équeutez-les puis coupez-les en petits morceaux. Pour une demi-livre de fraises, j'ai ajouté 2 cuillerées de zeste d'orange, 2 de miel et le jus d'une demi-orange, ainsi qu'une ou deux pincées de thym équeuté.


La pâte à gaufres se prépare en dissolvant d'abord 1 petite cuillerée de levure avec une pincée de sucre dans 1/2 tasse d'eau tiède. Dans un autre bol, mélangez 1,5 tasse de farine, une pincée de sel, 1/2 tasse de lait, 60 g de beurre (1/4 de tasse), 2 grosses cuillerées de miel et 2 de thym. Séparez deux œufs, ajoutez les jaunes à la pâte. Incorporez la levure dissoute. Puis battez les blancs en neige ferme et ajoutez-les délicatement à la pâte. Laissez lever environ 20 min puis faites vos gaufres; la pâte est plutôt épaisse mais lève bien dans le moule : ne remplissez pas trop !


Battez de la crème avec du miel et de l'extrait de vanille; montez votre assiette avec 1 ou 2 gaufres, la quantité de crème fouettée qui vous tente et une généreuse louchée de fraises marinées. Dégustez rapidement pour éviter que la crème ne détrempe les gaufres !


mercredi 7 mai 2014

Recettes illustrées

Felicita Sala est une illustratrice italienne dont j'aime beaucoup le travail; elle réalise notamment des illustrations pour enfants, des films en stop-motion, et illustre des recettes.


Les recettes sont souvent accompagnées de belles photos du résultat réel, après que l'artiste ait cuisiné la recette concernée. Les artichauts à la romaine me tentent énormément, j'ai hâte de tester la recette...

 

Prenez le temps de parcourir son beau blogue, qui présente également ses photos de voyage -et, petit détail mignon, elle est maman d'une jolie Nina née le 10 janvier dernier ! Vous pouvez acheter certaines de ses illustrations sur Society6, et ainsi décorer joliment votre cuisine ou une chambre d'enfant.